jeudi 27 avril 2006 par Andrea Inglese
Nuit d’agonie pour la blatte transitée par la cire insecticide.
D’abord les pattes péniblement empâtées qui rampent, puis tout d’un coup sur le dos,
encore des convulsions décroissantes jusqu’au matin, quand les deux antennes
longues, technologiques, élégantes, giclent la dernière goutte de vie.
Pendant que le félin domestique observe absent l’insecte sans plumes et rêve
de merles charnus attardés dans le lierre, tu apparais et me montres ton ventre tendu
par les règles, une grappe d’ovaires déjà gonflée, moi aussi je traîne au grand air
deux ou trois idées fixes, côtes de crabe dures à pourrir dans le sable.