S E M I N A I R E

Langages et Technologies : l’anthropogenèse du Robot

mercredi 20 octobre 2004 par Pantaleo Elicio

Mais ces machines, aujourd’hui, ne sont-elles pas constitutives à l’humain et présentes dans les rapports sociaux ?

L’homme a toujours rêvé de machines, de machines capables de le libérer du travail le plus pénible et le plus aliénant. Aujourd’hui ce rêve est sur le point de s’accomplir. Mais ces machines, aujourd’hui, ne sont-elles pas constitutives à l’humain et présentes dans les rapports sociaux ? En effet, le corps humain ne se trouve-t-il pas dans une relation de porosité avec la machine cybernétique ? Porosité, qui est la base de fonctionnement des nouvelles technologies. Ainsi, cette nouvelle aptitude fait lien avec le corps humain en permettant la création d’une simulation des facultés humaines. Quels sont les points de contacts dans l’organisation du travail et où s’accomplit le transfert de l’intelligence collective ? Quelles sont les modifications structurelles dans le rapport avec la société et l’évolution de l’humanité ? Et enfin, quelles sont les présupposés pour une utilisation libératrice pour l’Humain ?

J’ai choisi de prendre comme référence l’analyse de la « machine Robot en atelier « . En effet, cette approche nous permettra de visualiser les différents points dans son rapport avec l’homme, et ainsi d’en comprendre mieux le contenu technologique de son fonctionnement.

Le robot, une brève description :

Le robot est une machine composée de trois structures : la baie de commande, l’armoire de puissance et le bras d’articulation qui possède au moins cinq axes de rotation. Ce bras est aussi actionné par un boîtier extérieur sur un mode manuel.

Les applications du robot sont multiples, par exemples : déplacement de pièces, manipulations de toutes sortes, soudure, peinture, téléguidage, simulation, mesures physiques etc.. La vitesse et la rapidité d’exécution du robot sont programmables. Ainsi, sa résistance et sa précision au travail sont très élevées. Décrivons maintenant brièvement les trois organes du robot .

La forme , le contenu :

La baie de puissance .

La baie de puissance est un armoire où est concentré l’électronique de puissance analogique. La structure électronique et électrique permet de répondre en terme de puissance électromécanique au besoin de l’action du bras du robot. C’est la baie de puissance qui alimente aussi les autres organes du robot .

Le bras .

Le bras du robot est modelé par rapport à son utilisation : très massif si le travail a comme finalité des tâches lourdes ; très articulé et très flexible si par exemple, il est employé pour le travail de peinture et ainsi se faufiler sur des surfaces difficilement accessibles.

Sur le bras du robot nous trouvons des capteurs de positionnement. Ces capteurs permettent de signaler à temps réel la position du bras du robot pendant son cycle opératoire.

Enfin, des moteurs électriques permettent d’articuler les axes et le poignet. Le poignet est la partie d’application des différents outils de travail. Il est aussi l’organe, qui permet d’activer les différentes fonctions du robot : serrer, saisir, sentir, prendre, faire.

La baie de commande .

La baie de commande est composée d’un ordinateur, d’une console, d’un écran et de plusieurs cartes à micro processeurs. Ces cartes sont reliées entre elles et permettent ainsi au robot de gérer l’information et de programmer les cycles de travail automatiquement. Il y a aussi une carte environnement qui permet au robot de se coordonner à plusieurs autres machines et outils programmables, ainsi qu’à des chariots filoguidés qui transportent des pièces sur la ligne de production ou à d’autres robots dans l’espace de l’atelier. Cette coordination peut aussi interagir vers l’extérieur de l’atelier, dans les autres lieux de la production. Cette coordination s’articule dans le cadre de la gestion à flux tendu du cycle de fabrication des marchandises ou des centres de commandement éloignés.

Son fonctionnement

La baie de commande est le centre opératoire du fonctionnement du robot. Dans cette armoire, il y a deux types de mémoires. La mémoire dite « dure « qui détient les informations (programmes), et permet au robot d’exécuter une tâche précise avec un outil spécifique : par exemple la soudure. La seconde mémoire dite « vive « re-programmable permet au robot d’acquérir les données de son espace opératoire.

Le robot est une machine aveugle, pour s’orienter dans l’espace du site de travail, celui-ci a besoin d’une acquisition de repères spaciaux. Pour fonctionner le robot doit d’abord se repèrer à travers des points virtuels dans l’espace de l’atelier. C’est ici qu’entre en action le technicien. Sa fonction est d’actionner le bras du robot pour simuler une trajectoire de travail. Cette opération permet d’inscrire dans la mémoire vive les points de passage de la trajectoire de travail du robot. Cette opération a comme finalité d’introduire les points opératoires au ralenti, les uns après les autres, dans la mémoire du robot. Cette manipulation permet ensuite la programmation des cycles de travail en automatique .

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Langages et Technologies : l’anthropogenèse du Robot , Elicio Pantaleo



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