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	<title>S E M I N A I R E</title>
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	<description>S&#233;minaires Universit&#233; Nomade, Chantiers en Cours et Laboratoire d'Id&#233;es. Explorez les chantiers en cours des S&#233;minaires Universit&#233; Nomade : articles, micro-vid&#233;os, archives et r&#233;flexions collectives autour de Toni Negri. V&#233;ritable laboratoire d'id&#233;es, S E M I N A I R E rassemblait chercheurs, artistes, intellectuels, associations, militants et collectifs de luttes. Seminaire.Samizdat.Net constituait un lieu de r&#233;flexions partag&#233;es et de d&#233;bats ouverts, nourris par la diversit&#233; des approches.</description>
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		<title>S E M I N A I R E</title>
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		<title>La software crisis et le d&#233;veloppement de la production communautaire de logiciel ouvert</title>
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		<dc:creator>Libero Maesano</dc:creator>


		<dc:subject>Libero Maesano,logiciel ouvert,production de logiciel,impl&#233;ment&#233; , brevet,estimation du logiciel , code source, informatique, internet , r&#233;seaux </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La software crisis&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le point de d&#233;part de cette contribution est un ph&#233;nom&#232;ne qui peut &#234;tre consid&#233;r&#233; - technique - et propre &#224; un secteur sp&#233;cifique de l'industrie : la software crisis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant-propos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche qui est derri&#232;re ce papier a plusieurs motivations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative de caract&#233;risation plus pr&#233;cise du capitalisme cognitif, par l'analyse d'un cot&#233; des processus de travail concret de la sph&#232;re de production de cet immat&#233;riel sp&#233;cifique qui est le logiciel, qui occupe d&#233;sormais la place centrale dans la production et reproduction de la richesse, et, de l'autre cot&#233;, par les rapports de production capitalistique. En d'autres termes, de voir comment le rapport de production capitalistique soumet (ou essaye de soumettre) la production du logiciel. La sensation initiale, nourrie aussi par plus de vingt cinq ans d'exp&#233;rience professionnelle, est pour ce qui touche la reproduction et la crise, cette derni&#232;re, loin de pouvoir &#234;tre caract&#233;ris&#233;e de fa&#231;on classique, comme crise de la reproduction &#233;largie (comme processus qui vient interrompre un cycle long de reproduction &#171; ordonn&#233; &#187;), est plut&#244;t immanente, constante et toujours pr&#233;sente : plut&#244;t que de crise dans la reproduction, il s'agit de reproduction dans la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La tentative d'expliquer des ph&#233;nom&#232;nes apparemment inexplicables et contradictoires comme : (i) l'entr&#233;e massive du logiciel ouvert et libre, produit par un processus de production non capitalistique, dans le c&#339;ur de la production et la reproduction du capital ; (ii) la cession massive, de la part d'entreprises comme IBM, de logiciels avanc&#233;s, produits par des efforts importants de recherche et d&#233;veloppement, et donc en th&#233;orie source d'avantage comp&#233;titif, vers le monde du logiciel ouvert et libre, avec renonciation des suppos&#233;s avantages ; (iii) la croissance extraordinaire et le taux de profit &#233;lev&#233; d'entreprises comme Microsoft, dont le mod&#232;le est bas&#233; &#224; l'inverse sur une revendication forte de la propri&#233;t&#233; intellectuelle du logiciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti pris est de conduire l'analyse au c&#339;ur du processus de production (et d'&#233;viter les pi&#232;ges de l'analyse en termes &#171; distributifs &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise du logiciel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part de cette contribution est un ph&#233;nom&#232;ne qui peut &#234;tre consid&#233;r&#233; &#171; technique &#187; et propre &#224; un secteur sp&#233;cifique de l'industrie : la &#171; software crisis &#187;. La crise du logiciel est la difficult&#233;, largement constat&#233;e dans tous les secteurs, &#224; estimer correctement l'effort requis et la fiabilit&#233; du r&#233;sultat de l'activit&#233; de production de logiciel. Les entreprises et les administrations sont sans cesse confront&#233;es aux erreurs graves de sous-estimation des co&#251;ts et des d&#233;lais, ainsi que des risques, des projets de d&#233;veloppement logiciel. Il r&#233;sulte aussi tr&#232;s difficile d'estimer correctement la fiabilit&#233; (&#224; savoir l'absence de dysfonctionnements) du r&#233;sultat des projets qui &#171; r&#233;ussissent &#187; - et l'erreur va toujours dans le sens d'une sous-estimation. Le manque de fiabilit&#233; ajoute aux co&#251;ts de d&#233;veloppement d'autres co&#251;ts, dit de maintenance, qui, sont souvent cach&#233;s et tr&#232;s difficiles &#224; faire appara&#238;tre. Les co&#251;ts &#171; apparents &#187; de maintenance (ceux qui apparaissent explicitement dans les comptes de l'entreprise) sont d&#233;j&#224; exorbitants et absorbent des pourcentages croissants des budgets informatiques des entreprises et des administrations, mais ne repr&#233;sentent qu'une partie des co&#251;ts. Par ailleurs, un nombre &#233;lev&#233; de projets importants &#233;choue compl&#232;tement sans fournir aucun r&#233;sultat exploitable. &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, dire que la crise du logiciel est un ph&#233;nom&#232;ne &#171; technique &#187;, r&#233;serv&#233;e aux professionnels d'un secteur particulier de l'industrie, revient &#224; en sous-estimer l'impact, qui est de port&#233;e beaucoup plus g&#233;n&#233;rale. Le &#171; grand public &#187;, au moins celui qui est &#171; en de&#231;&#224; &#187; de la fracture num&#233;rique, a droit quand m&#234;me &#224; un aper&#231;u du probl&#232;me, si l'on pense d'un cot&#233; aux dysfonctionnements (et trous de s&#233;curit&#233;) de Microsoft Windows et &#224; leurs cons&#233;quences en termes de gestion des &#171; fixes &#187; et des &#171; services packs &#187; qu'il faut installer r&#233;guli&#232;rement pour corriger ces dysfonctionnements, et de l'autre cot&#233; aux dates de livraison des &#171; prochaines &#187; version du logiciel qui, apr&#232;s plus de vingt ans d'existence de Microsoft, sont toujours fantaisistes, sans cesse remises en causes, sans parler du contenu de ces fameuses prochaines versions, qui lui aussi change sans cesse. Tout cela frappe l'imaginaire du &#171; grand public &#187; et donne lieu &#224; toute sorte de th&#233;ories, comme par exemple la th&#233;orie du complot : il s'agirait d'une ruse, d'une strat&#233;gie commerciale et marketing de Microsoft pour faire fonctionner son business model, qui est quand m&#234;me toujours centr&#233; sur la vente en masse de &#171; boites &#187;, de produits logiciels unitaires (essentiellement les Windows et les &#171; suites &#187; Office). Ces nouvelles versions sont &#233;videmment &#171; irresistibles &#187; et plus prosa&#239;quement cens&#233;es r&#233;soudre les probl&#232;mes des versions pr&#233;c&#233;dentes. On n'imagine pas que le plus grand industriel du logiciel du monde (et, de surcro&#238;t, un pure player de cette industrie) ne soit pas capable de ma&#238;triser ses plans de d&#233;veloppements et la fiabilit&#233; de ses produits. Donc , de ceux choses l'une : soit il fait expr&#232;s ou bien, selon les comp&#233;titeurs et ennemis de Microsoft, il est vraiment &#171; mauvais &#187; e fonde sa puissance sur un coup de bol de d&#233;part, suivi par une agressivit&#233; commerciale &#224; la limite du gangst&#233;risme et, ensuite, par des produits complexes dont les rendements croissants d'adoption verrouillent le &#171; parc &#187; clients. On verra par la suite qu'il n'en est rien et que l'explication de tout cela est beaucoup plus terre terre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un des documents les plus connus sur la question est &#171; The Chaos Report &#187;, r&#233;sultat d'une &#233;tude conduite en 1995 par le Standish Group, un firme d'analyse et recherche en IT. Les donn&#233;es pr&#233;sent&#233;es sont frappantes : nous allons les r&#233;sumer bri&#232;vement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux Etats Unis, en 1995, la d&#233;pense en d&#233;veloppement des projets IT a &#233;t&#233; d'environ 250 milliards de dollars, pou environ 175 000 projets. Le co&#251;t moyen d'un projet pour une grande entreprise est de 2 322 000 $, pour une moyenne entreprise de 1 331 000 $, et pour une petite entreprise de 434 000 $. De ces projets, en 1995 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	16,2% se sont termin&#233; avec succ&#232;s, ayant impl&#233;ment&#233; les fonctionnalit&#233;s initialement sp&#233;cifi&#233;es ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	52,7% se sont termin&#233;s avec un d&#233;passement, en d&#233;lai ou en co&#251;t ; le d&#233;passement moyen en co&#251;t est de 89% ; les entreprises et les administrations ont d&#233;pens&#233; 59 milliards de dollars de co&#251;t suppl&#233;mentaire, non initialement pr&#233;vu ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	31,1% ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en cours de route et n'ont produit aucun r&#233;sultat exploitable ; la d&#233;pense globale pour ces projets est de 81 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude couvre une partie importante du d&#233;veloppement du logiciel, &#224; savoir celui qui fait tourner les entreprises et les administrations, mais il ne couvre pas toute l'industrie du logiciel (l'industrie des jeux sur ordinateur, par exemple, ou m&#234;me les activit&#233;s de Microsoft &#233;voqu&#233;es plus haut, et en g&#233;n&#233;ral les &#233;diteurs de logiciel).&lt;/p&gt;
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